
Numéro : 193
Parution : Février / Mars 2019
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Défini dès la conception par les architectes, le poids en ordre de marche est une donnée cruciale de la bonne tenue à la mer de votre multicoque. Alors, comment ne pas le dépasser sans vous priver des éléments de confort essentiels ? Voici nos recettes selon vos habitudes de navigation et la taille de votre multi.
C’est toujours la même histoire : à l’heure de procéder à l’armement et l’avitaillement tout en suivant à la lettre votre exhaustive et indispensable liste de vivres et divers matériels, il est impossible de se résoudre à sortir la balance. Passer à la pesée tout ce que vous vous apprêtez à embarquer à bord, non merci ! Bien peu d’entre nous seraient en effet enclins à laisser sur le quai quelques bons bourgognes, les boîtes de confit de canard de Castelnaudary, le coffret CD de l’intégrale Rythm and Blues des Trente Glorieuses, ou même les batteries des vélos électriques et la bouteille de calvados hors d’âge de tante Lucie. Certes, vous pourriez faire le bonheur du premier traîne-ponton qui vous regarde narquoisement, celui qui surveille les trésors qui ne pourront pas rentrer dans vos coffres et vos équipets... En vérité, à aucun moment vous n’envisageriez de démonter la coolbox ou autre clim récemment installée, et de la rapporter au shipchandler en échange d’une caisse de poulies de rechange qui pèse de toute façon le même poids. Non, envisager le pastis sans glaçons, ou la bière tiède, n’est décidément plus compatible avec une croisière qui se veut réussie. Pourtant, une fois tout embarqué, vous flirtez avec le déplacement en charge limite préconisé, voire le dépassez. Alors se pose l’inévitable question : suis-je en sécurité avec cet attirail épicurien ? Dixit nos architectes les plus reconnus, et pour peu que vous limitiez la surcharge à 15 %, les conséquences sont moins désastreuses à bord de nos multicoques modernes, dont les sections sont assez larges et la hauteur de franc-bord plus haute que celle des anciens modèles. La marge est encore assez grande avant le risque d’enfournement. On déplorera plutôt une manœuvrabilité médiocre pouvant entraîner un manque à virer, une agilité pataude dans le clapot, un dur labeur pour le pilote automatique dû à l’équilibre rompu, ou encore une usure prématurée de la structure et des pièces assurant la transmission de la puissance vélique. Ce qui n’est tout de même pas rien… Mais la surcharge génère surtout de piètres performances par petit temps, contraignant à démarrer le(s) moteur(s) plus souvent. Et plus de gazole embarqué, c’est encore du poids en plus, au risque de franchir la limite des + 15 % pour de bon. Notre nouvelle façon de naviguer nous conduit à exiger plus de confort – au détriment des performances, du respect de l’environnement et peut-être même de la sécurité active... Alors, quelles sont les (bonnes) questions à se poser pour parvenir à un compromis acceptable ?
Une rapide analyse de votre curseur "confort" s’impose avant de statuer sur le modèle qui vous conviendra. Si vous ne pouvez pas vous passer de lave-vaisselle et de lave-linge, de congélateur XXL, d’écran TV dans toutes les cabines ainsi que de l’œuvre complète de William Shakespeare reliée – sans évoquer les bouteilles de plongée et leur compresseur –, ...
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